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  • Céline Ther

La Confiance en soi

Ce n’est pas toujours facile d’avoir confiance en soi et le problème de ce manque de confiance est qu’il exacerbe nos défauts et masque nos réelles capacités et qualités. Pourtant s’estimer soi-même, vivre en bonne entente, en bonne coexistence avec soi-même, est essentiel pour s’émanciper, s’épanouir, s’apaiser et s’ouvrir aux autres.


Mais lorsqu’on est comme lié par une mésestime constante de soi-même, par une auto-confiance aléatoire et précaire à l’égard de chaque mouvement que l’on fait, chaque parole que l’on profère, que faire et comment s’y prendre pour se délier et se libérer ?


La sophrologie peut être d’un grand secours !


Mais d’abord comment se traduit le manque ou l’absence de confiance en soi ? Leurs manifestations extérieures sont par exemple la difficulté (ou la peur, la panique !) à prendre la parole ; et lorsque on l’aura prise, la réserver d’une certaine manière, c’est-à-dire, l’exprimer mal, de façon saccadée, l’exprimer incomplètement ou encore à demi-mesure ; on a la sensation de n’être plus maître de soi et de sa parole, et qu’à l’inverse c’est notre parole qui nous maîtrise.


Pour ceux qui souffrent d’absence ou de manque de confiance en soi, l’impression est vivace et constante d’une sorte de bégaiement essentiel continu, bégaiement qui a l’air d’être éternel…..et qui ne saurait prendre fin. Et surtout bégaiement qui touche et qui empreint le moindre de nos gestes, le moindre de notre comportement…….qui fait taire et limite en fin de compte notre volonté et qui saccage notre désir.


L’absence ou le manque de confiance en soi sont le résultat d’une grande attention, d’une grande observation de soi-même. La personne qui en souffre, s’interroge en permanence sur ce qu’elle fait, sur ce qu’elle va faire, sur la manière qu’elle a de bouger, de se comporter, de parler, de rire, de boire etc. Et les questions qu’elle se pose, liminaires et comme précédentes à l’acte qu’elle s’apprête à accomplir sont toutes de même nature : les mots que je viens de dire ont-ils du sens ? m’a-t-on entendu ou davantage regarder ? mon nez est-il à sa juste place ? mon bras ou ma main ne bougent-ils pas excessivement ? je transpire trop ? ne suis-je pas ridicule ? ……….toute sorte de pensées ou de sensations négatives et qui nous freinent.


Cette attention et cette observation constante de soi-même, au lieu de nous engager pleinement dans l’acte que nous faisons, nous en éloignent d’autant. L’absence de confiance en soi devient une peur réelle, une angoisse souterraine.


Les causes profondes, refoulées, cachées du manque de confiance en soi, n’intéressent pas directement la sophrologie. Ces causes existent sûrement. Mais la sophrologie s’intéresse à la manière immédiate de remédier à cette souffrance.


Reprendre confiance en soi peut s’apprendre grâce à la sophrologie. Grâce à ce que la sophrologie appelle : le principe de réalité positive. (cf mon site)


A l’aide d’exercices adaptés, la sophrologie vous aide à développer votre confiance en vous et à vous détacher d’abord du regard que vous portez sur vous-même – qui entrainera à sa suite le détachement du regard extérieur que l’on porte sur vous.


Ces exercices adaptés permettent, physiquement et mentalement, de se recentrer positivement sur soi afin de remplacer nos peurs en actions positives. Il s’agit de quitter l’ancien schéma de valeurs négatif pour accueillir vos ressentis nouveaux, votre énergie nouvelle sur un autre « rivage » de vous-même, plus stable et plus serein. Et dans la mesure où nous projetons sur le monde nos valeurs et notre ressenti intérieur et intime, plus ces valeurs seront colorées positivement, et plus le monde sera à notre véritable portée


Cela demande du courage et de la détermination mais aussi du temps. L’apprentissage ne se fait pas d’un seul coup.


Quelques conseils pratiques en attendant ;

- vous pouvez par exemple, (en complément ou en l’absence des exercices de sophrologie), tenir un carnet de compétences dans lequel vous notez la liste des choses que vous savez bien faire ou la liste des actions positives de la journée, ou encore ce que vous perçu de positif de la part des autres. Cela va nourrir votre cerveau de paroles positives.

- Dites stop à la « parano » : lorsque vous tenez les autres pour responsable de votre manque de confiance en vous (vous avez tendance à penser par exemple que vos collègues parlent dans votre dos ou que votre fils vous regarde de travers… peurs souvent infondées qui vous empêchent de vous épanouir).

- Stop à la dramatisation : ne transformez pas chacune de vos erreurs ou chacun de vos échecs en Drame colossal.

- Stop à la comparaison avec les autres : n’enviez pas les qualités et les compétences de ceux qui vous entourent.

- Stop au subi : comprendre les liens que nous entretenons avec les uns et les autres pour ne pas les subir : par exemple, se défaire des liens trop étouffants pour ne pas les subir. Apprendre à se positionner en décidant de ce que l’on garde et ce que l’on jette.


Petit test à faire soi même pour identifier ses qualités :

1. Installez-vous dans un endroit calme où vous ne serez pas dérangé.

2. Respirez calmement

3. Dès que vous vous sentirez prêt, notez en moins de 3 minutes vos qualités

4. Une fois le temps écoulé posez-vous les questions suivantes : que ressentez-vous face à cette liste ? Pensez-vous réellement posséder ces qualités ? Ce test vous met-il mal à l’aise ?




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CTsophrologie

vous mener jusqu'à vous-même

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